Biographie

Un artiste étonnant, sincère, profond, imprévu…

Après une belle entrée en matière via les premières parties de Massive Attack sur la tournée européenne de « Mezzanine », puis un 1er album (INTACT, Mercury/2006) salué par Eudeline (Rock’n’Folk : « Un son immédiatement reconnaissable, unique »), ROUGE NUIT (2010), son deuxième opus, signé chez l’indé NDH Music, révélait quant à lui une bien belle patte d’auteur­-compositeur.
Franck Guérin réalisait deux clips : « Ma Bohème », mise en musique du célèbre poème d’Arthur Rimbaud, et « Voyager », où Mono chantait son envie de planète, son impuissance face à ses déchirures… Le tout sur des guitares hypnotiques admirablement distillées par son réal’ fétiche : Stephan Blaëss (Brian Eno, Jimmy Page, Ghettoblaster), un mélange très réussi de celtique et d’Afrique.

2013, sortie du troisième album : LATITUDE 43.

Voyage intemporel, esthétique d’un artiste rock, ancré dans ce début de siècle. Mono
rempile avec le même réalisateur et re­‐signe avec No Direction Home : Dominique Misslin ­(Mano Negra, NTM…) pour le meilleur !

LATITUDE 43 aligne en effet des titres rocks efficaces, allant au bout d’un humour décalé qu’on ne lui connaissait pas, mais propose aussi quelques perles d’introspection (« A Notre Place », « Le Bûcher des Offenses ») et de chansons concernées (« Michèle », « Encre Arabique »).

Du rock au trip­‐hop, (« Au Bord de la Mer », « Dors d’Amour »), du reggae‐rock « Aux Quatre Vents » jusqu’au au groovy « Charme Absolu », de la ballade hypnotique, à la valse lente et orchestrale, Mono nous embarque dans un album définitivement ouvert sur le monde et sur lui­‐même, sur la latitude 43, la sienne, accompagné d’une aile noire en guise de copilote ­‐ cette voix hors­‐normes ? ­‐ comme échappé des écrans de contrôle… Mais ici, la haute voltige de certaines de ses interprétations s’est transformée en intériorité.
Enfin apaisé, à l’image de cette mer dans les hublots du cockpit, l’auteur et compositeur,
maître de sa machine, fait là la preuve d’une belle maturité artistique.
A suivre !

→ La bande a Mono